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(Septembre x03) Cette partie s'est déroulée en présence de : Caruos, Ciorraigh, Dewain, Ewen, Findael, Oengus, Ruadhann, Udrann.
L'histoire vue par Ewen le Chasseur, en cliquant ici...
A la suite de l'attaque du grand aigle, Brigaël déclare : Le Chant de la Guerre a retenti, c'est la saison du combat ! Lorsque notre druide sera rétabli et que les guerriers seront préparés, je partirai vers le Nord à la tête de la première expédition. Fingen partira vers l’Est à la tête de la deuxième expédition. Menis partira vers le Sud à la tête de la troisième expédition. Udrann partira vers l’Ouest à la tête de la quatrième expédition. Lyrix restera au village avec l’arrière garde.
Findaël et Ruadhann se remettent des blessures reçues lors de l’attaque du grand aigle. Ruadhann fait le serment de tuer le Grand Aigle. Udrann part pêcher afin d’avoir de quoi faire des offrandes aux Dieux. Udrann fait chercher Ewen au gué des 7 marcassins pour lui annoncer sa sentence. Tuihlonn demande à Brigaël s'il peut faire partie de son expédition vers le Nord car il compte bien ramener nombre d'esclaves.
Pour avoir échoué dans la quête et sur les conseils des druides, Ewen ne pourra plus être chef. Par conséquent, je lui couperai 2 doigts pour les 2 morts. Pour la profanation de la clairière de la lune, jusqu’aux fêtes de Samain, lorsqu’il ne sera pas en expédition, Ewen logera dans la porcherie tels les porcs dont il a eu le comportement en ce lieu. Enfin à Menis, pour la perte d’un homme de son clan, le clan Brahann paiera 2 vaches au clan Ulhail.
Après la sentence, Findaël refuse de soigner Ewen, laissant cette tâche au soigneur.
Le lendemain les expéditions punitives doivent partir, mais l’expédition d’Udrann n’est pas prête, son équipe n’est pas complètement constituée. Brigaël autorise les expéditions menées par Menis et Fingen à quitter le village, les 2 expéditions suivantes partiront le surlendemain, permettant au druide et au tanneur de récupérer davantage. Le jour du départ, Udrann est très hésitant et va même demander au chef du village des Trois Chants des cadeaux à donner en cas de rencontre. Celle-ci, fort agacée d’avoir déjà perdu une journée dans les razzias à mener, lui indique qu’aucun autre chef de clan n’est venu lui formuler une telle requête, chacun disposant au sein de son clan de ses propres richesses. Les hésitations du chef du clan Brahann sont elles dues à sa jeunesse ?
Déchainements
Le jour du départ est arrivé. Avant d’embarquer sur le bateau du Passeur, Udrann remet au druide le fruit de ses dernières pêches. Findaël sacrifie à Morrigan l'esclave acheté par Dewain à Tuihlonn afin qu’elle les aide à lutter contre la magie d’Ailen Beli et qu’elle les accompagne en ces temps de guerre, puis fait offrandes des poissons du Passeur, à Mannaman Mac Lyr pour qu'il les protège durant leur traversée. L’expédition monte à bord et sous les ordres du chef du clan Brahann, Caruos, Ciorraigh et Oengus s’activent pour prendre le large tandis que les blessés cherchent un peu de repos à fond de cale. Les premières heures sont calmes, tellement calme que le mal de mer gagne les plus inactifs. Le barde en profite pour conter la légende d’Ailen Beli. Lorsque Dewain finit son histoire, le temps a changé. Le navire se prépare à affronter une tempête. Le vent et les vagues balaient le pont et l’équipage se trouve fortement chahuté. Alors qu’une vague plus grande que les autres frappe le navire, Caruos passe par-dessus bord. Ciorraigh se précipite et tente de l’attraper pour le remonter. Ruadhann se saisit d’une corde et la jette par-dessus la rambarde pendant que Dewain attrape l’autre extrémité et saute à son tour à l’eau en direction du berger. Findaël invoque le pouvoir des plantes et demande aux algues d’aider Caruos à ne pas sombrer, puis il fait apparaître 3 feux-follets autour du berger afin de pouvoir le localiser. Ce dernier surnage tant bien que mal restant hors d’atteinte de Ciorraigh, pendant que Dewain parvient à rattraper la corde qu’il avait lâchée en tombant à l’eau. Malheureusement, il ne peut porter secours à Caruos qui se trouve trop loin de lui. Ruadhann s’arque boute afin de maintenir le plus possible Dewain à la surface de l’eau. Pendant ce temps, Ewen protège le chien du berger au milieu du bateau. Pour tenter de maintenir le bateau à portée, Udrann hurle ses ordres à Oengus qui est resté à son poste bientôt rejoint par le druide. Le marin parvient à immobiliser son embarcation, mais une nouvelle vague fait faire au navire une embardée qui manque d’écraser les 2 naufragés. Profitant de cette aubaine, Ciorraigh se saisit de Caruos et le ramène à bord pendant que Ruadhann hisse le barde sur le pont.
Une trouée dans le ciel apparaît, la tempête s’éloigne. Udrann le Passeur a, une nouvelle fois, défié la malédiction des Foldaëg.
Oilean Ailen Beli, l’île du Grand Aigle se dresse devant l’expédition. C’est une île composée de 2 îlots.
Oengus dont la main a été blessée durant la tempête présente ces 3 runes au druide afin d’être soigné. L’une d’elle saigne. Ewen doit également être soigné, mais Findaël refuse et demande à Caruos de le faire. Le chasseur rétorque que le berger soigne habituellement les animaux et s’interroge sur un lien éventuel avec le fait qu’il se soit comporté comme un porc dans la clairière de la lune, ce à quoi le druide lui répond que oui.
Findaël conseille à Udrann de ne débarquer que le lendemain. Le marin mouille son bateau dans une crypte qu’il a repéré.  SuccessivementLe lendemain matin, l’expédition accoste sur une plage de île Sur ordre d’Udrann, Ewen part en éclaireur. Sur la plage, certains se recueillent silencieusement remerciant Manannan Mac Lyr d’avoir autorisé cette traversée. Dewain qui se sent sale, préfère ôter ses vêtements. Le barde prend conscience à haute voix, de la scène qu'il propose puisque le voila nu, et sans épée puisqu'il l'a donné au tavernier après le "conseil des orties". Caruos lui rétorque que ce n'est pas bien grave vu ce qu'il fait de son épée. Dewain lui demande ce qu'il veut dire, ce à quoi le berger lui répond qu'il ne cesse de se plaindre de ne pas savoir manier le fer comme d'autres guerriers des Trois Chants. Vexé, le barde décoche une droite à Caruos, puis demande si quelqu'un a vu une source d'eau dans laquelle il pourrait se laver. Ewen revient et indique que pour atteindre le deuxième îlot, il faut emprunter une Pierre de Passe, gardée par 2 hommes, autour de laquelle coulent deux petits ruisseaux. Les hommes se rassemblent autour du crâne que possède Ruadhann et posent tous une main dessus. Lorsque que celle de Dewain touche celle d'Oengus, le barde a une révélation. Il annonce au forgeron qu'un geïs interdit à ce dernier de contrer un interdit. Après cela, tous se tournent vers leur chef Udrann pour suivre ses directives, mais celui-ci semble attendre de nouveaux éléments. Finalement, il décide d’aller vers la Pierre de Passe en paix et demande à Dewain de passer en premier pour les annoncer.
Nos hommes arrivent devant un petit cirque, en contrebas duquel, une petite cascade se coupe en deux et entoure un arbre, avant de se jeter en 2 torrents dans la mer. Autour de l’arbre sont enroulées des chaînes. Un enfant ressemblant à Auros jeune, se tient sur le bord. Un guerrier se tient en son centre, 7 lances plantées à ses côtés.
Dewain lève la main en signe paix et présente succinctement Udrann, Findaël ainsi que lui-même.
Je suis Nomainaël, l’un des plus grands guerriers que les terres d’Irlande ont portés. Il y quelque temps de cela, j’ai tenté de rejoindre ma femme, Eirie, qui se trouve l’autre côté de ces falaises, sur l’autre île. Alors que je désespérai de pouvoir traverser le chenal, Auros qui se trouvait de l’autre côté et m’observait, m’a conseillé de transformer le menhir qui se dressait, en pierre de passe. Par 9 fois, j’ai essayé de renverser le menhir qui se trouve derrière moi. C’est lors de la dernière tentative, qu’empli de colère et grâce à ses cris d’encouragements, j’ai enfin réussi à coucher la pierre, créant le passage me permettant de rejoindre mon épouse. Mais par ce sacrilège, les Dieux nous ont punis.
Un geïs interdit désormais à mon jeune ami de prononcer le moindre mot.
Quand à moi, je suis aujourd’hui obligé de garder la passe. Un geïs m’interdit de vous laisser passer sans que vous ne m’ayez tué de votre colère pour réparer ma faute.
Vous ne pouvez pénétrer en ce lieu, qu’un seul à la fois, et ne pouvez y entrer sans avoir fait par 7 fois le tour de cet arbre en y plantant à chaque fois l’une de ces lances sans quoi vous prendrez ma place et ma malédiction.
Je suis donc condamné à garder cette passe jusqu’à ma mort, sauf si 3x3 celtes ne peuvent me défier à cause de leurs interdits.
Discrètement, Ruadhann indique à Udrann et au druide que Nomainaël est un être fée, un korrigan qui a prit l’apparence humaine. Le barde s'avance et prend la parole. « Je ne peux te défier car un geïs m’interdit de céder à la colère sans l'autorisation de Brigaël » dit Dewain. « Je ne peux te défier car un geïs m’interdit de défier un être fée » annonce Ruadhann. « Je ne peux te défier car un geïs m’interdit d’entrer en premier dans un lieu inconnu » enchaîne Ciorraigh « Je ne peux te défier car un geïs m’interdit de tuer devant un enfant » continue Caruos « Je ne peux te défier car un geïs m’interdit de tourner complètement autour d’un seul arbre » poursuit Ewen « Je ne peux te défier car un geïs m’interdit d’aller contre un interdit » dit à son tour Oengus
Nomainaël regarde alors Udrann puis Findaël. « Nul geïs ne m’interdit de te défier, mais je suis druide et non guerrier » dit le vieil homme. « Nulle loi n’interdit à un druide de lancer un défi » répond le jeune guerrier.
L’atmosphère est pesante. Les yeux de Nomainaël passe du druide au Passeur des Trois Chants qui est à nouveau aussi hésitant que lors du départ de l’expédition. N’a-t-il point d’interdit ou cherche t il à le contourner, ce qui provoquerait sans aucun doute la colère des Dieux. Finalement, après de longues minutes, Udrann prend la parole : « Je ne peux te défier car un geïs m’interdit de rencontrer un cours d'eau sans aider quelqu'un à le traverser, hors nous ne pouvons entrer en ce lieu qu’un seul à la fois ».
Le silence envahit à nouveau le cirque. Chacun compte les protagonistes. Il faut 3x3 celtes pour que la malédiction soit levée, or l’expédition ne compte que 8 membres, ce qui est insuffisant même si Findaël avait un geïs l’empêchant de défier le gardien de la Passe. Dewain demande alors à Nomainaël si un celte les a précédé. Nomainaël désigne Auros « Il n’a pu me défier car un geïs lui interdit de prononcer le moindre mot »
Tous les regards se tournent alors vers Findaël. Le druide demande à Oengus d’approcher et d’ouvrir sa main, puis saisissant son couteau de cérémonie, il s’entaille la paume et reproduit l’une des runes que porte le forgeron. « Je ne peux te défier car dorénavant, un geïs m’interdit d’aller contre un interdit » annonce enfin Findaël.
La malédiction de Nomainaël est levée, l’expédition peut traverser la Pierre de Passe et le jeune guerrier peut rejoindre son épouse. Auros se prépare à le suivre mais Findaël le rappelle et lui propose de rester avec les siens. L’enfant se range aux côtés du vieux druide qui lui demande si c’est lui qui a libéré l’aigle. Auros acquiesce.
Alors que Nomainaël a franchi la pierre, Ruadhann explique à Dewain qu’il s’agit du korrigan Nomaine. Le barde reste stupéfait.
A l’emplacement de ce qui fut la base du menhir, Ewen découvre l’empreinte ancienne d’une épée. Findaël examine les runes qui couvrent la Pierre de Passe. Pendant ce temps, Ruadhann attache la chèvre qu’il a emmené avec lui à un piquet et commence à scruter le ciel. Ciorraigh et Oengus s’approchent des chaînes pour les examiner. Pour le forgeron, elles ont autrefois retenu un animal imposant, mais les rivets qui servaient à fermer les colliers ont disparus. Les refaire permettrait de rendre les chaînes à nouveau utilisables, mais nul ne s’en occupe... De son côté, Dewain demande au jeune Auros si Nomaine a pris l’épée, ce à quoi le jeune enfant répond en agitant la tête négativement.
En début d’après midi, Udrann décide d’aller chercher l’aigle dans son aire. Auparavant, la question se pose du devenir des 7 lances que le korrigan a abandonné derrière lui : les offrir aux Dieux ou les partager en butin. Udrann décide que chacun des 7 guerriers aura une lance. Dewain se saisit de l’une d’elle et demande à Findaël qu’elle soit sacrifiée aux Dieux pour les remercier. Ses compagnons d’expédition font de même, mais le druide refuse la lance d’Ewen. EntravementUne fois la cérémonie d’offrande effectuée, les membres de l’expédition traverse la Pierre de Passe pour passer sur l’autre îlot. Udrann propose à Findaël de l’aider à traverser. Caruos traverse avec l’enfant Auros et alors qu’ils posent le pied sur le second îlot, l’enfant tombe à terre et est pris de convulsion. Son corps commence à se transformer et grandir, ses doigts s'allongent et prennent la forme de serres. Caruos se jette immédiatement sur lui. Udrann se saisit de son filet et le jette sur les 2 corps à terre. Ruadhann tente de planter son arme au sol pour entraver, dans le filet, celui qui est en train de devenir un grand aigle. Il est rapidement rejoint dans son entreprise par Udrann. Caruos est lui prisonnier sous le filet. Ciorraigh qui est en train de traverser la passe fait demi tour et avec l’aide d’Ewen se saisit de la chaîne et la ramène de l’autre côté. Pendant ce temps, Findaël demande aux herbes basses d’aider Udrann à maintenir le filet au sol, et à la terre d’enliser les ailes de l’animal. Caruos, lui, est aux prises avec le bec de l’aigle, alors qu’Oengus commence à frapper lourdement la bête de sa masse. Dewain l'insulte et lui intime de ne pas tuer celui qui se nomme Auros. Ruadhann tente de parer les coups d'Oengus, en vain. Ciorraigh et Ewen arrivent avec la lourde chaîne, mais, n’ayant rien pour l’attacher, ils décident de l’utiliser pour étrangler l’aigle avec. Dewain continue de demander qu’on ne tue pas l’animal. Caruos a sorti son coutelas et frappe son adversaire tant qu’il le peut. L’aigle essaie de sortir de l’étreinte qui le retient au sol, et soulève son aile encore libre projetant au sol Ciorraigh et Ewen. Oengus cesse de frapper. Ruadhann se place pour saisir l’aile libre. Ciorraigh se saisit des chaînes pour étrangler l’aigle
Simultanément : Caruos frappe à la base de l’aile. Ruadhann se précipite sur l’aile qui retombe sur la Pierre de Passe pour l’immobiliser. Findaël en appelle à Cromh le gardien du troupeau. Dewain interpelle Auros ; Tu es Auros Force Unique du village des Trois Chants, et ton village est venu te chercher. Tu es Auros Force Unique du village des Trois Chants, et ton village sera toujours prêt à te protéger. Tu es Auros Force Unique du village des Trois Chants, et je te demande de revenir parmi nous aujourd’hui.
La Pierre de Passe se brise et tombe au fond du chenal, tandis que l’aigle reprend instantanément la forme d’Auros.
Ciorraigh est sur le point d’étrangler l’enfant, lorsque la voix de Dewain lui intime de s’arrêter, forçant le guerrier à stopper net son geste. Pour le remercier de l’avoir empêché de tuer Auros, le guerrier offre son épée au barde, ajoutant cela aux nombreuses dettes qu'il a déjà par delà sa mort, et devenant par là même, miséreux...
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