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(Février x04) Cette partie s'est déroulée en présence de : Ciorraigh, Dewain, Ewen, Findael, Oengus, Ruadhann.
L'histoire vue par Ewen le Chasseur, en cliquant ici...
A nos pères
De retour au village, les membres de l’expédition du raid des 3 sources se font soigner par Findael le druide. Ciorraigh fait un rapport des évènements à Brigaël. Pour la conduite de Caruos qui s’est attaqué à un barde, Findael demande qu’un sacrifice soit fait par le clan Ulhail. Menis fait mener 3 vaches au druide.
De son côté, Tuihlonn demande l’autorisation à Brigaël de quitter le village pour quelques jours. Dewain, quant à lui, passe chaque soir de hutte en hutte, pour conter la généalogie de chaque foyer, afin que les craintes disparaissent et que chacun retrouve la fierté d'appartenir aux Trois Chants. C’est la peine que Brigaël lui a imposé pour avoir quitté le village sans lui demander l’autorisation...
Quelques jours plus tard, Findael annonce à Brigaël qu’il a trouvé le moyen de rendre la parole à Auros grâce à la petite aide de Lyrix. Il propose de le faire mais demande que le jeune guerrier accepte de porter en contrepartie, des anneaux de cheville forgés à partir des chaines du Grand Aigle, qui assureront au druide qu’il ne pourra attaquer s’il venait à se retransformer en Ailen Beli. Après avoir demandé l’avis de Dewain, Brigaël accepte et ordonne à Oengus de forger ces anneaux. Dewain rassemble alors tout le monde au centre du village et chante une louange à Findael et une louange à Brigaël. Le soir même, et durant plusieurs soirs, il se rend dans la demeure d’Oengus pour lui conter sa généalogie et les exploits des membres de son clan. Oengus, avec l’assistance de Cuan, se met à l’ouvrage. Auros offre 3 moutons à chacun des deux forgerons. A peine 2 semaines plus tard, Oengus remet à Brigaël un bijou exceptionnel. De père en filsAlors que le village se remet des derniers évènements, le cri de la fertilité retentit. Tous se demandent quelle famille va s’agrandir, alors qu’aucun enfant n’est attendu. Dewain se rend au chêne de la fertilité mais celui-ci est vide. Les traces de sang par terre lui laisse penser qu’une naissance à cependant bien eu lieu. Il est rejoint par Ewen qui, aux travers des traces qu’il parvient à trouver, découvre qu’un cheval est venu jusqu’au grand chêne puis qu’une troupe d’hommes serait ensuite passée avant de repartir. De retour au village, Dewain relate les faits à Brigaël. Le devin annonce que des formoirés ont pénétré dans le chêne de la fertilité. Brigaël lui demande s’il en est sûr. « C’est exact ! » C’est Gutarn le chef du clan du Nord qui vient de parler. Lui et ses hommes ont croisé la route d’un formoiré dans la matinée et ils en ramènent la dépouille. Brigaël fait doubler la garde et ordonne à chaque chef de clan de préparer ses hommes au pire. Le village est en effervescence. Dewain qui cherche toujours à comprendre ce qui a pu se passer, finit par conclure que c’est une jument qui a mis bas dans le chêne de la fertilité. Il revient en faire part à Brigaël. « C’est exact ! » Tous se tournent vers la voix qui vient de prononcer ces paroles et voit Equis entrer dans le village. « Je viens chercher ma descendance ! Où est Caruos ? » Dewain s’avance et présente Brigaël dont il loue le nom. Brigaël s’avance alors et salue le seigneur des chevaux. Equis la salue à son tour et demande à nouveau à voir Caruos. Lorsqu’il apprend que ce dernier est mort, il laisse parler sa colère. « Vous avez laissé le Sang-mêlé engrosser l’une de mes juments alors qu’elle cherchait protection dans votre village et à présent, ma descendance a été enlevée sur vos terres. Une fois que j’aurai retrouvé l’enfant, j’irai avertir Ceann, le Roi des Ivernis, avant de revenir pour faire payer votre village » Puis il quitte le village sans que nul de s’interpose.
Suivant les conseils de Findael, Brigaël ordonne à Sig-lahann de partir immédiatement sur les traces des formoirés. Accompagné de plusieurs hommes et des druides, il s’exécute sur le champ. La piste les mène au gué des Pierres dressés, là où quelques mois plus tôt, les chariots de Baïnadis étaient passés dans l’Autre Monde. Les traces disparaissent à cet endroit laissant penser que les formoirés ont à nouveau empruntés cette voie. Dewain, à l’aide du crâne de Faodeïn tente de suivre ce passage mais ne fait que traverser le gué. Les hommes semblent inquiets. Iollan, un des pisteurs, demande alors à Findael si un descendant du sang des Dieux et du Sang-mêlé de Balor n’est pas un mauvais présage. Le druide répond que Lug lui-même, avait du sang formoiré. Le jeune pisteur craint cependant une prophétie dont il a entendu parler… « Le jour viendra où le sang des Dieux coulera dans les veines d’un fils de Balor. Par une nuit de pleine lune, cet héritier recevra ses runes initiatiques dans les marais des eaux noires, et alors l’œil de Balor se rouvrira et les Formoirés reviendront en maitres sur toutes les terres d’Irlande » reprend Dewain. C’est ce que conte la légende de Celui dont on ne peut prononcer le nom. Sig-lahann décide alors de rentrer au plus vite au village afin de prévenir Brigaël. Lorsqu’il explique au chef de Trois Chants ce qu’ils croient avoir découvert, chacun pense que le ciel n’est pas loin de tomber. Ruadhann explique que les marais des eaux noires se trouvent dans les Gorges du Sanglier (Gap de Dunloe). Ce sont des gorges situées à 3 jours de marche du village dont on dit qu’elles auraient été creusées par un sanglier géant en furie. Findael indique que la prochaine pleine lune surviendra dans 7 jours Brigaël pense qu’il faut partir sans attendre vers ces gorges et demande à Findael qui serait le meilleur chef d’expédition. Le druide lui répond que Ciorraigh et ceux qui habituellement l’accompagne sont les plus à même. Seul Udrann devra rester pour surveiller Auros sur l’ile aux ancêtres. Dewain pense qu’il faut prévenir au plus vite Ivernis. Braan, le stratège acquiesce mais indique qu’afin de ne pas perdre une journée qui pourrait s’avérée précieuse, mieux valait qu’une autre équipe parte sur Ivernis. Lyrix se propose de la mener. L’expédition se prépare et tout le village propose son aide.
La veille au soir du départ, tous les membres rejoignent Findael sur l’île aux ancêtres où une vache de chaque clan est sacrifiée devant l’allée des anciens, afin que l’esprit de Rhiannon protège l’expédition. Le druide appose sur chacun des membres de l'expédition la rune de son clan et sur le torse de Ciorraigh la rune de Cyannus, symbolisant le chef. Le lendemain matin, Findael enchante les anneaux forgés par Oengus, puis les tend à Auros qui les met à ses chevilles. Il prononce alors des paroles rituelles et à l'issue de son incantation, Auros a retrouvé la parole. Le druide quitte alors l'île pour rejoindre la troupe de Ciorraigh.
Fils de ...L’expédition quitte le village et après 3 jours et demi de marche, arrive au pied du Gap du Sanglier où Ciorraigh et Dewain laissent paître leurs chevaux. La lente ascension commence et à la tombée de la nuit, l’équipée arrive au sommet et découvre les gorges encaissées entre 2 montagnes. Seuls moutons, chèvres et bouquetins semblent y vivre. La bruine persistante rend le trajet difficile et propage les sons dans toutes les directions rendant difficile d’en repérer la provenance. La troupe installe un campement pour la nuit. Ewen tend une couverture de peau afin de faire un abri le plus discret possible. Pour de ne pas avoir à faire de feu et ainsi éviter d’être repérer, Findael fait appel à la magie pour chauffer une pierre. Après un repas chaud, le druide prépare un breuvage médicinal qui permet à chacun de récupérer un peu de la fatigue accumulée. La nuit s’écoule au gré des tours de garde, des cris de sanglier sont entendus. Le lendemain, l’équipée se remet en marche le long du flanc Est du gap. La progression est très difficile car le sol est constitué de tourbières et recouvert de rochers et pierres instables. Après une nouvelle journée de marche, l’expédition arrive aux abords des marais. La nuit est tombée. Ewen monte le campement en le rendant le plus discret possible. Les jambes sont lourdes et même si l’inquiétude est palpable et les sons suspects, les hommes parviennent à s’endormir, tant la fatigue est présente.
Au petit matin, Ewen réveille la troupe. En bas du versant opposé, il a repéré ce qui semble être le campement des formoirés. Il est composé de trois abris dissimulés au milieu des rochers, au bord du marais. Nos hommes passent la journée à les observer et Ewen dénombre une dizaine de guerriers et un sanglier. Dewain consulte les Dieux et pense que l’enfant se trouve dans le plus grand des abris. En fin de journée, Ciorraigh ordonne à Ewen de repartir en amont afin de trouver un gué par lequel ils pourront traverser la rivière qui coule au fond du gap, et ainsi passer sur le flanc opposé.
A la nuit tombée, le reste de l’expédition se met en route et rejoint le chasseur. Il les mène à l’aplomb du campement formoirés. Dewain impose le silence autour de la troupe. Findael sort ses herbes et composants, et chaque guerrier se dévêt puis s’approche du druide qui appose ses peintures de guerre. Deux tas de pierres et rochers sont installés afin d’être projeter vers les deux abris qui, à priori n’abritent pas l’enfant.
Suivant les ordres de Ciorraigh, la troupe se met en place l’embuscade. Au signal du guerrier Gix : Oengus et Dewain lancent des billes de fronde sur les 2 gardes qui, touchés, lâchent leurs armes. Ils crient pour donner l’alerte mais aucun son n’est perceptible. Ewen et Ruadhann poussent les tas rochers vers les deux abris les plus petits (3 formoirés se retrouvent coincés). Dewain rompt le silence et souffle dans un carnyx en même temps qu’Oengus pousse un cri de guerre. Ciorraigh projette sa lance sur l’un des formoirés mais le rate. Ciorraigh, Ewen et Ruadhann se ruent vers le campement et engagent le combat avec les 2 gardes. Ciorraigh tue l’un d’eux. Ewen et Ruadhann tuent l’autre. Des formoirés sortent des deux abris les proches. Findael invoque l’aide des plantes pour empêcher les guerriers formoirés de sortir du troisième abri. Ewen et Oengus engagent un combat avec un formoiré. Ciorraigh et Ruadhann en affrontent un autre. Findael invoque Lug et une pluie de pierre s’abat sur le troisième abri. Ruadhann est gravement touché, Dewain le remplace au coté de Ciorraigh. Le formoiré rompt le combat, Ciorraigh l’achève d’une charge. Ewen et Oengus tuent leur adversaire. Ewen s’attaque à l’abri le plus grand en soulevant la couverture qui sert de toit. Oengus rejoint Ewen et reçoit alors un coup d’épée d’un formoiré qui se trouvait à l’intérieur du grand abri. Ewen engage le combat et est rapidement épaulé par Dewain. Le formoiré est tué. Les guerriers font le tour des abris et achèvent les formoirés survivants.
Bilan : 8 formoirés tués (1 tête pour Ciorraigh) Ruadhann (2 blessures critiques) Oengus (1 blessure critique)
Ewen ressort de l’abri principal avec le corps du nourrisson et le remet à Dewain. Le barde regarde l’enfant : « Il aura pour nom Eachna(*) ».
(*) Eachna prononcé Akna qui veut dire cheval en gaéliqueA SUIVRE...
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